Joseph Bellot naît à Paris le 18 mars 1826. Elève prometteur, il se fait remarquer par son professeur et entre au collège, grâce à une Bourse de la ville de Rochefort où ses parents ont déménagés, puis à l'Ecole navale d’où il sort le 1er septembre 1843. En juin de l'année suivante, il embarque pour Madagascar. Le jeune marin participe à l'expédition de Tamatave au cours de laquelle il est blessé, et reçoit la Légion d’Honneur. Après une croisière en Océanie il rentre à Rochefort le 25 août 1850.

Bellot

 

Marqué par des lectures d’explorateurs arctiques, tels sir John Ross, Georges Back et surtout sir John Franklin, il est de retour en France alors que la presse s’émeut de l’absence de nouvelles de la grande expédition anglaise, et fait part des expéditions de secours mises en place pour aider les naufragés des glaces. Lady Franklin, elle-même, a affrété un navire : le prince Albert. Un canadien d’origine écossaise, William Kennedy, en prendra le commandement. Bellot n’a pas d’hésitation, sa voie est tracée, il veut partir à son tour et apporter sa caution à la grande aventure. Il part à Londres rencontrer Lady Franklin, sans savoir s’il sera accepté à bord ! Sa pratique parfaite de la langue anglaise (Bellot parlera cinq langues) le met à l’aise dans ses contacts avec les autorités et surtout Lady Franklin et William Kennedy. Sa jeunesse, son enthousiasme et son désintéressement ont raison de tous les obstacles, le principal étant d’accepter, à l’époque, la présence d’un officier Français sur un navire Anglais !

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Départ du Prince Albert, pavillons Anglais et français réunis

Le 22 mai 1851, la goélette le Prince Albert quitte le port d’Aberdeen, l’enseigne de vaisseau Bellot, après avoir obtenu les autorisations des autorités navales françaises et un congé d'un an à solde entière, est à bord. Sur les quais, le spectacle a attiré une foule considérable : « Le Prince Albert fut remorqué dans la baie par le Victory, et reçut plusieurs séries d’acclamations, pendant qu’il sortait du port, de la part des équipages des autres navires et de la part des spectateurs qui se trouvaient sur la jetée. L’après-midi étant particulièrement beau, la scène était en même temps excitante, spécialement conjuguée avec la sombre incertitude du succès de l’expédition. Arrivé dans la baie, toute la voilure fut secouée, et doucement donnant de la bande à tribord, sous une brise du sud, le vaisseau commença son long, mais nous l’espérons profondément, fructueux voyage. » (Aberdeen Journal du 28 mai 1851-Aberdeen City Council–Neighbourhood Services).Lady Franklin était déjà en route pour Kirkwall aux îles Orcades, d’où le prince Albert allait faire une dernière escale avant de s’élancer vers les mers arctiques. C’est là qu’elle fera ses adieux, dans l’émotion et les pleurs des grandes séparations. Bellot, au fil des jours passés à Aberdeen, étaient entré dans l’intimité de lady Jane, pour qui il était devenu « son fils Français »,  écrira dans son Journal : « eh bien je serai pour vous un fils, et j’aurai pour vous l’inépuisable dévouement du fils qui cherche son père »… (Journal d’un Voyage aux Mers Polaires – Joseph rené Bellot – 1854).

 

 Vous pourrez lire la suite des aventures de

Joseph-René Bellot à la recherche de sir John Franklin

dans un magnifique LIVRE

très documenté et abondamment illustré !

 Couverture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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